La disparue des Highlands. Natacha J Collins

Il a l’audace de la choisir ; elle a le courage de l’aimer.

Écosse, XIIIe siècle.

Quand sa mère lui apprend le nom de l’homme qu’elle doit épouser, Kenna se sent trahie, vendue. Comment ses parents peuvent-ils l’unir à un Fraser, ce clan de brutes, d’assassins… leurs ennemis de toujours ? Pourtant, lorsqu’elle rencontre son promis pour la première fois, Kenna est surprise : Liam se révèle être un homme aimable, peut-être même séduisant. Tout le contraire de son cousin Murtagh, un Highlander aussi ténébreux et solitaire que Liam est sociable. Mais, à mesure que les noces approchent et que le comportement de son fiancé se fait plus ambigu, Kenna se demande lequel des deux cousins est le plus à craindre…

Date de sortie : 01/09/2018

Editions : 

Prix : 7e90 en poche et 5e99 en numérique

 

 Si seulement j’avais droit à une arme véritable, comme nos hommes !

 

La période (XIII° siècle), le lieu (l’Écosse), le sujet (une héroïne forte)… tout était rassemblé pour me donner envie de lire cet historique. Et sur le papier, c’était bien parti. Pourtant, je ressors mitigée de ma lecture.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, car j’ai trouvé le contexte bien exploité, il sert l’histoire et nous transporte dans l’univers de cette romance. C’est d’après moi la base d’une romance historique réussi, sinon à quoi bon placer l’action dans le passé ? Donc à ce niveau, c’est une bonne surprise.

Par contre, l’auteure m’a perdue environ aux deux tiers du roman. Déjà, à la moitié je commençais à me dire qu’il serait temps qu’on entre dans le vif du sujet. En réalité, il y a trop d’accumulation, l’héroïne pourrait tout à fait être une de ces femmes décrites dans les romances new adult à qui il arrive drama sur drama. Si bien qu’au bout d’un moment on a juste envie de dire « stop », on a compris, elle en bave, la petite… Est-ce qu’elle pourrait avoir un peu de répit ?

Mais c’est compliqué, à nouveau, de dire que je n’ai pas apprécié du tout, car c’est bien mené. Cette kiltlit a le mérite de ne pas ressembler à toutes celles qu’on peut lire et qui sont interchangeables avec une femme enlevée et forcée de se marier avec cette brute de Highlander qui s’avère être fou amoureux d’elle. Non, là c’est bien moins simple et l’auteure maîtrise indéniablement son sujet.

Pourtant, même en appréciant les histoires bien ficelées, en ce qui concerne la romance elle-même, je me suis assez ennuyée, je dois dire. On n’avance pas, les émotions sont plates et téléphonées, les scènes érotiques d’un banal désolant… Quel dommage que ça ne soit pas au niveau du reste.

Ce qui ressort de vraiment positif est la personnalité de l’héroïne qui est assez cohérente avec ce qu’on attendait d’une femme de son rang, à cette époque. Tout en étant consciente de ses devoirs en tant que fille de chef de clan (même si je vais chipoter et faire remarquer qu’au XIII° siècle on ne parlait pas encore de clans et les tartans ne possédaient pas encore de couleurs associées au dit clan, mais ce n’est pas le premier roman du genre dans lequel je note cet anachronisme), donc après cette longue parenthèse, je disais qu’en assumant son rôle dans la société, elle a un esprit libre et cherche à grappiller quelques avantages qui étaient alors refusés aux femmes. Sans tomber dans l’absurdité d’une femme totalement libérée du carcan masculin, ce qui serait impensable surtout pour une noble, l’auteure parvient à donner à Kenna un caractère indépendant qui connaît les limites et tente de les contourner plutôt que les dépasser. C’est tout à fait crédible et appréciable.

Toujours est-il que si j’avais des attentes un peu trop hautes pour ce titre, il me laisse un sentiment de confusion quant à mon appréciation, un peu ce que j’ai ressenti d’ailleurs à la lecture de l’enchaînement des événements qui rythment la vie de Kenna. La qualité est au rendez-vous, mais parfois ça ne suffit pas et il m’a manqué ce “je ne sais quoi” pour vraiment m’immerger dans ce récit historique.

#F

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2 réponses à La disparue des Highlands. Natacha J Collins

  1. AvatarLouve alpha dit :

    Merci pour cet avis Aurélia. Tes chroniques me sont toujours d’une grande aide dans mes choix
    Bisous

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