Rien qu’à moi. Elisabeth Norebäck

L’espoir fait vivre, mais il rend fou.

Stella Widstrand est une femme comblée, elle a un mari et un fils qu’elle aime plus que tout au monde. La petite vie tranquille de cette psychothérapeute vole en éclats le jour où elle reçoit une jeune patiente, nommée Isabelle. Elle est convaincue qu’Isabelle n’est autre que sa fille, Alice. Ce bébé qui a disparu dans des circonstances tragiques, lors de vacances en famille à la mer. Tout laisse à penser qu’Alice s’est noyée, mais son corps n’a jamais été retrouvé. Stella a toujours été convaincue au fond d’elle qu’Alice était vivante. Mais ne prend-elle pas ses désirs pour des réalités  ?

Date de sortie : 14/08/2019

Editions :

Prix : 19e50 en broché et 9e99 en numérique

 

 Il m’a fallu tant d’année pour reconstruire ma vie, pour en arriver là où je suis aujourd’hui. Mais j’ai eu beau reléguer ce qui s’était produit dans le passé, je n’ai jamais oublié. Il est des choses qu’on ne peut pas oublier. 

 

C’est en découvrant le résumé que je me suis intéressée à « Rien qu’à moi » le livre d’Elisabeth Norebäck. J’ai très rapidement eu envie de savoir ce qui se cachait sous la disparition de la petite Alice et de comprendre comment une mère pouvait vivre sans sa fille et se reconstruire malgré tout année après année.

Dès les premiers instants, j’ai été captivée par la personnalité de ces femmes, par leurs vulnérabilités et leurs peurs les plus profondes. L’évolution de leur relation est intéressante et apporte bon nombre de questions auxquelles on a envie de répondre. Jouent-elles un rôle ? Que s’est-il vraiment passé ce jour-là ? Qui est responsable de cette disparition inquiétante ? Des mystères que j’ai rapidement résolus à mon grand désarroi, moi qui aime tant me creuser les méninges sur ce genre de livre.

Car oui si je reconnais que le fond est bon et que j’ai aimé la spirale dans laquelle sont prise les personnages, il n’en reste pas moins que j’ai très vite cerné le problème et ai compris ce qui se tramait réellement. Au milieu du chagrin, de la rage, de la culpabilité, des angoisses et des incertitudes, je trouve que l’autrice dévoile trop facilement son jeu et la lecture perd de ce fait de sa saveur.

Bien sûr, le développement de l’histoire et la psychologie des protagonistes sont prenants, mais j’avoue être restée sur ma faim en ce qui concerne la résolution de cette enquête et la finalité de ce roman. J’aurais aimé plus de piquant, un poil de peps dans la narration et surtout beaucoup moins de longueurs. Moi qui ne suis pas une adepte des récits « ikea » j’ai eu l’impression à certains moments de me balader dans la grande enseigne ou d’avoir réservé dans une agence de voyages tant les descriptions sont minutieuses. Je n’ai rien contre la Suède bien au contraire, mais le paysage et l’architecture n’étaient pas au centre de ce texte.

Je ne peux donc pas dire être séduite par cet ouvrage. J’ai apprécié la détermination des uns et la folie des autres, les émotions mises en avant et le vécu des protagonistes, mais je regrette profondément la facilité avec laquelle les pièces du puzzle se mettent en place. Toutefois, si vous aimez les intrigues familiales, n’hésitez pas à vous lancer, car vous pourriez passer quelques heures émouvantes en compagnie de ces femmes qui refusent de tout perdre.

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