L’évadé #1 Le Cartel – Julie Christol

Résumé :

Davy : Un prisonnier, une infirmière, une chèvre, un plan d’évasion. Tout était parfait, il suffisait que j’atteigne ce putain de couloir, et à moi la liberté. Mais en général, ce que vous espériez ne suffit pas toujours. Pourquoi a-t-il fallu qu’elle se mette en travers de ma route, entre moi et la délivrance ? Je n’en sais foutrement rien, mais une chose est sûre, elle vient de basculer dans mon monde. June n’est pas prête pour ça et bordel, je n’ai pas le choix.

June : Ma vie était bien rodée. Elle n’était pas parfaite, ça non, mais ça me convenait. Travailler dans une prison n’est pas toujours facile, ça vous pervertit, ça vous fait réaliser de quoi les hommes sont capables. Je vais l’apprendre à mes dépens et d’une manière brutale. Le jour où j’ai rencontré Davy dans cet enfer, j’ai cru voir une lumière en lui, l’espoir. Sauf que ça va m’amener à ma perte. Est-il possible d’aimer quelqu’un autant qu’on le déteste ?

Sortie : 01/11/2019

Editions: auto-édition

Lien d’achat : 4,99€ en numérique

 

 

 

 

 

 

Ce que j’aime tellement chez Julie Christol, c’est qu’en plus de savoir toucher avec ses mots, elle se surpasse et arrive à changer de contexte en gardant sa plume dynamique et émotive qui sait me captiver. Happée par les différents renversements de situations et désireuse de connaître le dénouement aux multiples possibilités que Julie prédestinait à nos deux tourtereaux, je n’ai pas vu les pages défilées. Si je m’attendais au stéréotype de la demoiselle en détresse secourue par le mec du Cartel, je dois dire que j’ai été agréablement surprise par la tournure du récit… Et ça fait du bien d’être épatée et à la fois excitée par un livre dont on n’arrive pas à deviner ce que nous réserve l’auteure.

Dès le début de ma lecture, je me suis posée de nombreuses questions. Principalement de quelle manière Julie allait ancrer la romance dans son livre par rapport au contexte de départ. En effet, si Davy est un criminel purgeant sa peine, June, elle, est infirmière dans cette même prison. Ils sont amenés à se voir plusieurs fois, et petit à petit l’attraction devient très intense. C’est une relation interdite et sans issue. Pourtant, ils vont vivre beaucoup de moments dans lesquels ils seront le confident ou le réconfort l’un de l’autre. Julie a réussi dans une atmosphère oppressante et parfois glaçante à insuffler des émotions fortes. Dans ce milieu pourtant glauque et à faire peur, je compatissais à la douleur des prisonniers, et je comprenais certains choix.

June est une femme forte sans attaches, dont l’état d’esprit m’a énormément plu. Elle n’a aucun préjugé et montre de l’humanité là où il n’y en pas ou peu. Elle ne nous cache pas ses moments de faiblesse, et c’est ce qui m’a le plus bouleversée. Quand la certitude de ses sentiments pour Davy s’impose à elle, June fait un choix. Seulement, le karma n’est pas de cet avis. Tout bascule lors d’une prise d’otage et c’est son monde et ses idéaux qui partent en fumée.

Davy, cet homme brut de décoffrage au cœur tendre ne compte pas finir ses jours dans cet endroit où règne la loi du plus fort. Pour cela, il compte sur ses frères d’armes. Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. June, enfin sûre d’elle, se voit douter de la sincérité des décisions et des sentiments de Davy. En parallèle, on vit dans l’action, alternant entre situations sérieuses et hilarantes. Tout ceci afin de toucher au but : le retour aux sources. Une puissante tension, la peur et la méfiance se mélangent. June est forcée de s’adapter à cette vie pour un temps, elle dévoile un côté mère poule, et la rage de défendre sa place montre qu’elle n’est pas si perdue que cela parmi tous ces criminels. La dynamique entre tous les personnages est top ! J’avais vraiment l’impression d’être au milieu d’une grande famille à se charrier à longueur de temps. Entre rires et larmes, Julie instaure un parfait équilibre. J’ai tout autant aimé l’univers du Cartel. Si comme moi, vous êtes des lecteurs confirmés de Bikers, à part les motos en moins, on retrouve les mêmes valeurs : la loyauté, le sans foi ni loi et la dévotion pour tous les êtres chers.

Ce premier tome est très prometteur ! Action, émotion, espoir et amour forment une magnifique association. Un livre à l’allure brutale au premier abord, qui en réalité cache une profonde délicatesse, totalement à l’image de Davy. Julie C. gagne le pari de parler avec honnêteté mais respect et justesse du travail, ainsi que de la vie dans le milieu pénitencier.

J’ai hâte de continuer l’aventure avec les membres du Cartel !

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