Calder & Edene, tome 2 de Mia Sheridan

Comment trouver du sens à tout ça? Comment éprouver de la reconnaissance pour quelque chose qui avait été précédé de tant de souffrance? ou était-ce justement cela qui définissait la véritable beauté: la lumière après les ténèbres?

Je ne savais pas trop quoi attendre de ce deuxième tome de « Calder & Eden ». J’étais littéralement anéanti aux derniers mots du premier. Ce sont les yeux pleins de larmes que je l’ai commencé…

Ici, il est question de reconstruction… Physique, émotionnelle, personnelle, familiale, amicale… Car c’est un fait, Calder et Eden ressortent du premier tome, détruits. Il est dit que le temps peut guérir toutes les blessures… Mia Sheridan va nous démontrer avec cette histoire, que le temps nous appartient d’en faire ce que l’on est capable lorsqu’on le décide…

« Mes émotions sont un nœud inextricable.

J’ai littéralement vécu avec eux toutes ces émotions, à la fois aussi horribles, intenses, apeurantes, coupables, affligeantes, mais aussi heureuses, bouleversantes, réconfortantes, apaisantes, sécurisantes…
La recherche de la vérité, de l’origine de toute action, de toute vie, de toute émotion… c’est de cela qu’il s’agit ici. Et ce ne sera pas une quête facile, ni pour eux ni pour leur proche. D’autant plus, lorsque parfois mensonges et vérités se regroupent avec tant de complexité psychologique, on ne peut que perdre la notion de bien et de mal, d’amour et de haine, de libération et de destruction, d’indulgence et de pardon, de foi et de croyance, d’être et d’ADN. Est-ce que d’où je viens, défini qui je suis ? Le lien du sang est-il plus fort que la volonté propre générée par l’âme ?

Calder et Eden vont parcourir les chemins tortueux, vont être confrontés à une nouvelle réalité. Ils vont s’aventurer à la recherche du Pourquoi ? Quel est ce dessein précis qui pourrait justifier tant de souffrance ? Puis ils se questionneront sur le Où ? Où est l’amour alors que la lumière baigne dans tant de douleurs et d’horreur ? Leurs découvertes ne seront pas toujours ce qu’ils attendaient, ni souhaitaient. Libérés de leur univers, ils n’en seront pas pour autant de leur peur. La peur de l’inconnu, de l’adaptation, des murmures, du regard, du jugement, de la Loi, des vérités. Les souffrances de ces deux-là vont encore se faire sentir.

C’est avec inquiétude que je les ai suivis dans leurs recherches, leur découverte, parfois belles, d’autres moins, voir totalement horribles…
C’est avec grande empathie que j’ai lu les lignes où ils se rappellent… Avec beaucoup d’affection pour eux, celles où ils cherchent à guérir… De tristesse, lorsqu’ils ont peur… Au final, c’est avec beaucoup d’amour que j’ai parcouru les derniers mots…
Comment pourrait-il en être autrement, face à ces deux êtres si lumineux, amoureux ?

Mia Sheridan ne présente pas ici l’amour comme la rencontre de deux âmes sœurs. Non, ce serait plutôt la création d’une personne pour une autre, générant tant d’amour autour d’eux qu’on ne peut qu’en être ébloui ; permettant la création de la lumière au plus profond des ténèbres de l’univers, de chaque être.

C’est un fait, je ne savais pas trop quoi attendre de ce deuxième tome… Mais ce sont les yeux souriants que je referme ce roman : ‘le monde est laid et pourri… l’amour est absolument dangereux et ridiculement hasardeux… mais on aime quand même.
Je ne regarderai plus jamais un bouquet de Belle de jour, ni ne dégusterez un Caramel ou un Coca (et j’adorai déjà ça avant !), comme je l’aurai fait avant la lecture de cette histoire.

Cette duologie sera pour moi un coup à l’âme.

Alexia

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