Wolves de Morgane Tryde

Je suis une étrangère dans cet endroit, pourtant je me sens comme à la maison.

Vous devez le savoir maintenant, la couverture d’un roman est pour moi ce qui va attirer mon attention vers lui. Bien sûr, le titre et le résumé sont dans cet ordre d’importance, enfin, ça, c’est lorsque je ne connais pas l’auteur, mais la couverture reste plus que déterminante.
Comment expliquer ce que j’ai ressenti en voyant pour la première fois celle de « Wolves » de Morgane Tryde… Si je vous dis : waouh ? Insuffisant… j’en suis bien consciente… Alors, voyons, je vais essayer d’être plus claire, même si à n’en pas douter il est difficile d’expliquer un sentiment : pour moi elle dégage à la fois douceur par ses couleurs et force par les postures de ses personnages. Les personnages eux-mêmes posent la problématique de cette histoire. L’environnement s’y dépeint dans des couleurs chaudes se voulant chaleureux et pourtant la hauteur et l’univers sauvage annoncent clairement la dangerosité qui y règne. Et le titre est positionné afin d’attirer le regard exactement là où l’esprit pourra entrevoir la catégorie de ce roman.
Une couverture qui en dit tant et si peu à la fois. Et j’adore ça ! Peu à peu, à chaque page tournée, une évidence se fait en rapport à cette image gravée. Tout y est symboles, car à n’en pas douter c’est un roman fort en mystères.
En résumé, je la trouve rien de moins qu’envoûtante, tentante, sensuelle, magique… Juste waouh !

Mais revenons à l’histoire…
Il était une fois une jeune femme « effrayée, triste, paumée “appelée Chloé, qui par un soir va perdre tout espoir en un demain heureux.
Il était une fois son petit ami, Sébastien, ‘stable, gentil, doux et calme ‘qui sera prêt à tout pour lui rendre ce bonheur.
Il était une fois deux jeunes hommes à la fois ténébreux et solaires, Amarok et Wayah, tous deux ‘imprévisibles, sauvages, dangereux, mystérieux ‘, rencontrés au hasard d’un road trip que Chloé et Sébastien vont effectuer à la recherche d’un nouveau souffle de vie.
Il était une fois une réserve indienne, qui va offrir à Chloé bien plus qu’escompter, mais aussi embraser, détruire, reconstruire et lui faire découvrir combien les histoires du soir peuvent s’avérer bien réelles.
Il était une fois l’histoire de jeunes gens qui vont se trouver, se désirer, se détester, se déchirer, se blesser et s’aimer.
Il était une fois une histoire qui parle de secrets, de méfiance, de choix, de croyance, de mythes, de magie, de tolérance, de dualité, d’acceptation, de pardon, d’abandon, d’amour.

Le thème qui m’a le plus bouleversé dans ce roman, même si ils ont tous fait écho à mon cœur, est celui du pardon. Pardonner un secret découvert, pardonner à quelqu’un qui ne peut s’expliquer, pardonner l’inavouable, pardonner l’inadmissible lorsqu’on aime une personne, pardonner un égarement, pardonner une hésitation ou une remise en question, pardonner une rivalité, pardonner une action, pardonner une trahison…
Très vite, je me suis immergée dans cette histoire si intensément, qu’il a fallu que je m’applique à pardonner certaines des actions, des sentiments et des ressentiments des personnages.

Car au bout du compte, pardonner implique bien plus de choses que ce l’on croit. Être capable d’envisager de pouvoir tout pardonner à l’autre, mais aussi à soi, nécessite une forte dose d’amour absolu. Et il est certain que de l’amour, ce roman n’en manque pas : qu’il soit protecteur, dominant, bouleversant, déraisonné, chaleureux, sauvage, inconditionnel, absolu ; il est surtout de celui contre lequel la lutte est perdue d’avance.

Chloé va devoir trouver au plus profond de son âme, cet amour absolu. Son chemin sera des plus difficiles. À ne vouloir blesser personne, elle finira par en blesser plus d’un, et en sera elle-même blessée.

Quand nous aimons quelqu’un, bien souvent nous sommes incapables de réfléchir de façon cohérente et logique. C’est en ça que l’amour est si beau, mais également si dangereux…

C’est une histoire, où chacun des personnages m’a, à certains moments, agacée, mise en colère et à la fois emportée, bouleversée. Il est rare de se retrouver devant des gentils qui n’ont pas réellement d’excuses pour leurs actions dommageables, et des méchants qui pourraient être excusés. Tout au long de ma lecture, les personnages ont frôlé les deux lignes délimitant le bien du mal… J’ai ressenti de la peine, de la compassion, de la haine, de l’amour successivement pour l’un ou pour l’autre… Tout est à double tranchant. Le côté sombre et solaire de chacun, le côté détestable et attirant, le côté connu et exaltant, le côté préjudiciable et pardonnable. Une réelle vision de dualité entre les ténèbres et la lumière que ce soit à l’intérieur d’une même personne, ou en mettant deux êtres face à face. Un combat contre l’autre, contre soi, intense et empli de convictions et de croyances.

Bien évident, mon cœur a battu plus fort, plus vite pour l’un d’entre eux, enflammant mes sens. Et je suis persuadée qu’au final Chloé serait bien d’accord avec moi. Mais ce serait trop vous en dévoiler que de trop vous en parler, alors j’espère que vous ferez votre propre choix en lisant ce roman.

Il était une fois Morgane Tryde racontant comment une étincelle devient un feu sacré grâce à un amour pur, difficilement trouvé, accepté et partagé. Si la couverture a offert la vision d’un choix, le titre un hurlement à l’espoir, ce roman a attisé les braises de mon cœur.

Alexia

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