Jouer n’est pas gagner. Harlan Coben

Les relations ne sont jamais équilibrées à 50-50. Parfois elles penchent jusqu’à 40-60, parfois 20-80. Certains jours tu seras, toi, à 80, et d’autres, à 20. Le tout c’est de l’admettre et de l’accepter.

Harlan Coben est un nom qui ne devrait pas vous être étranger si vous êtes adepte de bons polars bien ficelés. Aujourd’hui, il revient avec « Gagner n’est pas jouer », une histoire où la manipulation et la vengeance sont de mise et grâce à laquelle le temps se fige tant on prend de plaisir à la parcourir.

Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, mais ce roman repose grandement sur son personnage principal tant sa présence et son charisme prennent le pas sur tout le reste. Windsor Horne Lockwood III est un savoureux mélange de Batman et Sherlock Holmes. Fier de son histoire familiale il possède cependant une aura beaucoup plus sombre qui le rend d’autant plus dangereux sur le terrain. En fin expert, à la vanne aisée, à l’égo surdimensionné et à la séduction innée, c’est un hédoniste qui sait comment obtenir ce qu’il veut et qui parvient toujours à ses fins.

Nulle surprise donc à ce qu’il soit sollicité pour une nouvelle enquête en eaux troubles. Qui d’autre que lui pourrait rassembler assez de preuve pour retrouver les investigateurs des tragédies relatées ? Qui pourrait faire le sale travail avec cette minutie, sans prendre en compte ses affinités et autres sentiments dont il fait si facilement abstraction ? Enfin, seul un homme de sa trempe, avec son honnêteté, ses exigences et son sens du détail peut avancer aussi vite sur une affaire aussi complexe.

Et sans minimiser le cours des événements, on en apprend des choses au fil des chapitres ! Plusieurs histoires sont portées à notre connaissance et l’on a l’impression de rassembler les pièces d’un puzzle géant qui ne trouve sa finalité qu’au tout dernier moment. Parfait, me direz-vous dans ce genre de roman puisque c’est exactement ce que l’on recherche lorsque l’on se plonge dans ces lectures.

J’ai vraiment adoré suivre Win dans ses investigations, l’observer chercher les preuves, le voir mettre tout en œuvre pour réparer le mal qui a été fait tout en sachant qu’il ne vise pas toujours juste et en mettant les certitudes du lecteur à mal. On ne peut pas dire qu’il soit droit sur toute la ligne, clairement pas, mais on se doit également de reconnaître qu’à sa place nous aurions peut-être agi de la même façon. Pourtant, croyez-moi, je me suis sentie en colère lorsque le couperet est tombé, tellement révoltée par les révélations faites ! Néanmoins, Windsor a vraiment le don de remettre les choses en perspective afin de nous pousser à analyser les éléments de différent point de vue. Délectable à souhait.

« Gagner n’est pas jouer » est un livre qui franchit les limites. Nous savons tous que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, que la vie est composée d’une multitude de gris et que l’on évolue souvent sur le fil du rasoir. De ce fait, ce roman est devenu rapidement addictif et je suis absolument ravie d’avoir eu l’opportunité de le découvrir.

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