The Summer I Met You de Charlie Morel

Résumé:

Il suffit d’un été pour succomber

Juliette en a assez. Elle ne supporte plus l’éducation stricte de ses parents, et son fiancé l’étouffe. Par chance, un couple d’Anglais lui a proposé de l’héberger pour l’été dans leur maison près de Londres, en échange de quelques coups de main. Et c’est Eden, leur séduisant petit-fils, qui a eu pour mission de l’accueillir à l’aéroport. Pour Juliette, c’est une évidence : ce jeune militaire au regard magnétique bouleverse complètement son existence. Avec lui, elle retrouve peu à peu la liberté qui lui manquait tant et, surtout, elle découvre l’amour comme elle ne l’avait encore jamais connu. Mais elle le sait, l’été ne durera pas éternellement et, tôt ou tard, elle devra faire un choix…

Date de sortie: 10/06/2020

Éditions:

Achat: 4,99€ en Numérique

 

 

Je ferme les yeux, subjuguée par une joie intense. La certitude que je suis sur le point de vivre quelque chose de grandiose. Malgré mon bref moment de panique, à l’arrivée, je me sens à présent emplie d’un calme nouveau, d’une impatience grandissante.

« The summer I met you » aura été pour moi une lecture bouleversante par les émotions ressenties de par son histoire et ses personnages.
Je ne peux pas dire qu’il s’agisse de sujets légers et en tout point faciles à débattre. En vrai, ce sont, j’ai trouvé, des sujets assez personnels, et qui sont souvent guidés par l’éducation ou le vécu de chacun. Et c’est, à mon sens, là que la plume de l’auteure m’a conquise. Loin d’être directive, mais au contraire, tout en libre arbitre, elle aura eu cette capacité à me laisser faire mes propres choix quant à qui croire, qui suivre, qui comprendre, qui soutenir et qui plaindre. Quelque soit le sujet abordé, mon opinion a réussi à trouver écho en l’un des personnages, que ce soient les principaux ou les secondaires.

Juliette, le personnage féminin principal de ce roman, m’a tout de suite attendrie. Se débattant entre son éducation, ses croyances, ses désirs, ses envies, mais aussi entre ses parents et son fiancé, elle se sent prisonnière, alors qu’elle ne rêve que de liberté. Mais vouloir se sentir libre signifie-t-il pour autant vivre en solitaire ? Qui peut affirmer que la liberté serait synonyme d’égoïsme ? Être libre de faire ses choix, en fonction de ce que l’on ressent, de ce que l’on croit, est-il incompatible avec une vie « normale “? Et à bien y réfléchir, où se situe la normalité ? En ce que l’on nous inculque ? En ce que l’on observe ? En ce que l’on vit depuis toujours ? En ce qu’on lit dans nos romans ? Finalement, la liberté serait-ce être libre ou se sentir libre ?
“Juliette… assure-toi que ce soient tes croyances et non pas ce qu’on attend de toi qui te retienne. ‘

Lorsqu’elle va accepter l’offre de Judie de partir avec elle et son mari en Angleterre pour les aider dans les rénovations de leur maison, elle ne se doute pas que cet éloignement va signifier tant de changements en elle. Une rencontre particulière et tout son univers va en être chamboulé. On avait un plan de vie pour elle… Elle va pouvoir écrire le sien le temps d’un été… Mais lorsque l’été va se terminer, qu’en est-il de son plan ? Lorsque l’on goûte à tant de nouvelles choses, qui nous permettent de nous épanouir au plus profond de nous-mêmes, comment accepter que cela se termine ?
Tant de difficultés vont se dresser devant elle émotionnellement, car si elle n’est pas réellement convaincue par la vie qu’elle mène, qu’elle menait jusque là, elle n’en rejette pas pour autant certains principes… ‘Quelque part sur cette terre, je suis acceptée telle que je suis. ‘La liberté n’est-ce pas s’accepter et être soi ?

Le personnage de Eden aussi m’a bouleversée. S’il est celui qui semble être et vivre le plus librement, et qui va permettre à Juliette d’aller à la rencontre d’elle-même, il n’en a pas moins cloisonné dans ses angoisses, ses peurs, ses terreurs. Il forme avec 5 autres amis un clan spécial. Quelque chose qui les unit plus qu’une famille, mais qui aussi est un poids à porter dans leur quotidien. Chacun a ses blessures, ses désirs, ses espoirs, et ce fut un instant prenant que de les découvrir peu à peu.
Je me suis alors posée la question de savoir si finalement la liberté ne pouvait pas se matérialiser par quelqu’un, une personne grâce à qui on se sent libre.

Ma rencontre avec Juliette et Eden aura été intense. Si j’ai voulu bousculer, secouer et aider Juliette, en ce qui concerne Eden, j’ai littéralement été séduite dès son premier regard bleu, direct, vrai, sans contraintes. Et que dire de Judie, cette ‘septuagénaire ‘si gentille, avenante, conciliante, à l’écoute… Je l’ai adorée ! Je ne vous parlerais pas de tous les autres, j’espère que vous les découvrirez et que vous saurez alors, qui m’a mise hors de moi, qui m’a fait douter, qui m’a fait rire, qui m’a attendrie et surtout de qui j’espère découvrir l’histoire…

Je dois dire que j’ai trouvé qu’il se dégageait beaucoup de tolérance et de respect dans ce roman qui, à contrario, parle d’intolérance et de croyances. Se pose alors la question de la différence entre la foi et la croyance… Est-ce réellement la même chose… Les croyances seraient-elles éduquées ? Peuvent-elles être modifiées au cours des années et d’un vécu ? Peuvent-elles être contraintes, induites, et évoluer dans un quotidien ? Quant à la foi, est-ce ce qui se ressent au fond de soi ? Est-elle celle qui véhicule cet inconditionnel sentiment…  celui qui accepte, qui respecte, qui aime, qui aide l’autre sans condition ?

Comme je vous l’ai dit, c’est un roman personnel, et chacun, j’en suis persuadée peut trouver un chemin de foi qui lui convient… Pour ma part, une chose est certaine, il aura mon ‘inconditionnelle ‘émerveillement pour tout ce qu’il a à partager.

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