La Société (Tome 1) – Qui de nous deux? de Angela Behelle

Je veux sa force, je veux sa brutalité, je veux le feu, l’orage, je veux l’enfer au paradis.

La première fois que j’ai vu passer le titre « la Société (Tome 1) — qui de nous deux ? », c’était en suggestion suite à ma lecture tardive (car bien après sa sortie) de « 50 Nuances de Grey » de E.L. James. Et même si, de nature curieuse, le roman d’Angela Behelle m’a intriguée, je ne l’ai pas lu à ce moment-là.
Mais voilà… Il y a peu, au détour d’une conversation avec une amie, avec laquelle j’aime partager, ce roman a refait surface. Elle a su m’intriguer au point que je me suis dit : c’est le moment.

Et finalement, c’est exactement ça : le moment. Il y a un moment pour tout : pour rencontrer, pour découvrir, pour s’ouvrir, s’épanouir et enfin se trouver. C’est ce cheminement que l’auteur va nous raconter avec cette histoire, celui d’une jeune femme qui va se découvrir dans toute la sensualité que l’autre peut lui offrir.

« La Société (Tome 1) — Qui de nous deux ? » est celle de Mickaëlla Valmur, tout récemment devenue veuve. Professeur en philosophie dans un lycée de prestige, l’arrivée d’un nouvel élève dans une de ses classes de terminale, va l’intriguer. Ténébreux, un brin insolent, voir provoquant, il va la faire réfléchir au-delà de ses habitudes, la confrontant à son côté épicurien, faisant vaciller ses réflexions philosophiques, et lui enseignant un lâché-prise lui ouvrant la porte d’un monde qui jusque là lui était inimaginable et inconnu, celui de « La Société “.

Quoi de mieux que la rencontre d’une philosophe et d’un épicurien pour que leurs discussions en deviennent plus qu’intéressantes, intrigantes et emplies de double sens. Si personnellement, je n’ai jamais réellement apprécié les cours de philosophie, je dois admettre qu’assister à ceux de Mickaëlla avec la répartie d’Alexis, a été un moment réellement passionnant et révélateur. Son intelligence, sa perspicacité et ses facilités sont indéniablement acérées et épicées. D’autant plus, lorsque l’élève passera maître du plaisir de son professeur, dont le désir n’en sera plus que stimulé. Grâce lui, elle va évoluer de jeune femme, pleinement épanouie intellectuellement, à femme. Alexis fera vaciller toutes ses croyances et déterminations, va l’ébranler et la mener sur un chemin où elle va découvrir le plaisir à l’état pur. De celui qui se donne autant qu’il s’offre, qui se subit autant qu’il se partage, qui est aussi incroyable qu’inouï. Quel paradoxe me direz-vous. Mais comment en être autrement lorsque la sexualité se mélange entre plaisir et souffrance, lorsque l’âge n’a plus d’importance, lorsque l’on ose l’inavouable, à la fois avec audace et soumission… Il est indéniable, qu’Alexis, dégage une attraction auquel la professeur et femme, qu’est Mickaëlla, mais aussi, soyons honnêtes, la lectrice que je suis, ne saura, voir même, ne voudra résister. Je ne compte le nombre de fois où je me suis dit : mais pourquoi l’héroïne fait-elle cela, mais pourquoi laisse-t-elle faire ceci ? Et en suivant : comment aurait-elle pu résister ?

Dès le départ, Alexis ne fait illusion sur son côté ténébreux ou secret. Ça en est à la fois excitant, intrigant et agaçant. Je me suis surprise à essayer de lever le voile sur ces ombres, et j’ai adoré cette quête au milieu de celle de la sensualité dont Mickaëlla fera l’objet.
Il est passionné, elle est réfléchie. Il est intransigeant, elle est audacieuse. Il ordonne, elle s’applique. Il décide, elle ose. Il subjugue, elle éblouit. Mais surtout, à tous les deux, ils partagent… Désir, appétit, plaisir… Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Et qu’en est-il de l’amour au milieu de tous ces sens éveillés, par lesquels Mickaëlla va se retrouver dépassée et Alexis, submergé.

Si certaines de mes réflexions avaient déjà anticipé quelques hypothèses, je n’en suis restée pas moins surprise par d’autres. Déconcertante, mais aussi émouvante, l’histoire passionnée entre Mickaëlla et Alexis ouvre les portes de la saga ‘La Société ‘où l’érotisme en est l’axe principal.

L’auteure ne se cache pas.

J’ouvre des yeux ronds, devant le vocabulaire inattendu.

Pour autant, il n’y a aucune vulgarité dans ses mots. Elle pose à plat faits et vérités, sensualité et érotisme, qui vont en intriguer certains et certaines, en charmer d’autres, mais qui peuvent aussi effrayer, effarer, choquer voir rebuter. À chacun de pouvoir réagir comme il le ressent. Car à n’en point douter, c’est un roman pour un public averti qui se lit sans pudeur, et où l’érotisme est à son paroxysme.

Ne vous embarrassez pas de préjugés, ni de conventions, ni de scrupules… Prenez le plaisir à l’état brut.

J’espère que vous trouverez votre moment pour lire ce roman.
Quant à moi, il est évident que je vais poursuivre mon insertion dans ‘La Société’ à la découverte de ce monde souterrain où ses codes offrent ‘un vertige de désirs ‘à ses mystérieux et fortunés membres.

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